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Une autre façon d’être avocat
Pourquoi une autre façon ? Celle qui a cours ne vaut-elle pas ? Et a-t-on quelque chose à redire contre la façon d’être avocat qui consiste à mener des combats au nom et pour le compte de victimes que les clients sont toujours?
Toute la question est de savoir :
1, si le rôle de l’avocat est de se battre
et
2, si le statut de « victimes » de ses clients fonde son éthique.
1. AVOCAT COMBATTANT OU AVOCAT DE LA PAIX
Les clients veulent le plus souvent des avocats farouches, des avocats belliqueux, des avocats qui ne laisseront nul répit à l’adversaire, voire même qui lui feront mordre la poussière, quand ce n’est pas des avocats qui viendront à bout de l’autre, qui le ruineront ou qui auront sa peau !
Et nombreux sont les avocats qui rentrent dans ce jeu-là et qui, tel des mercenaires à la solde d’un prince, sont le bras armé de leurs mandants.
Or, nous disons qu’il y a déjà suffisamment de guerres sur la terre pour en rajouter ; il y a suffisamment de conflits sur la planète pour que les querelles entre justiciables prennent, elles aussi, des allures de combats sans merci ; il y a suffisamment de détresse dans le monde pour en rajouter avec les différends d’ordre familial, successoral, social, commercial ou patrimonial des uns et des autres, si respectables que soient les intérêts en opposition.
En même temps, ces différends existent et le rôle des auxiliaires de justice que sont les avocats est d’aider à les solutionner. Et il est possible de le faire, disons-nous, sans que ce soit la guerre.
Dans « Une Autre Façon d’Etre Avocat », l’homme de loi qu’il est, recherche sereinement les éléments du dossier pouvant lui être utiles, il rassemble les règles du droit et la jurisprudence pouvant servir à sa démonstration, il envisage différentes pistes et retient celles qui semblent le mieux adaptées au cas de l’espèce. Il est toujours ouvert à la négociation et quand elle n’est guère possible, il présente au juge un certain raisonnement, de la même façon que son contradicteur en présente un autre.
Dans « Une Autre Façon d’Etre Avocat », l’homme de loi qu’il est n’a jamais besoin de s’en prendre à son adversaire et, encore moins, à son confrère qui défend ce dernier, pour tenter de donner du poids à ses arguments. Il est déterminé sans être farouche, puissant sans être méchant, audacieux sans être agressif.
Quand même l’autre voudrait la guerre à tout prix, il l’évite absolument, en ne rentrant pas dans le piège qui lui est tendu. Il sait que, pour jouer à ce jeu-là, il faut être deux et que s’il réussit à ne pas aller sur le terrain où il est poussé, l’autre finira par se lasser.
2. AVOCAT DE VICTIMES ET VICTIME DU SYSTEME
Chacun sait la place que les victimes ont prise ces dernières années dans la cité, autant à la faveur de retentissantes affaires criminelles comme l’affaire Dutrou ou celle du gang des Barbares qu’à la faveur de l’utilisation électoraliste puis politique qui en a été faite. Certes, les victimes méritent qu’on les respecte et qu’on respecte leurs souffrances mais le peu de cas qu’on faisait d’elles jusque dans les années 2000, justifie-t-il qu’on tombe dorénavant dans l’excès inverse et que, sous prétexte de les défendre, on érige en principe que leur salut dépend du châtiment des coupables ? Et les avocats ont-ils pour fonction, comme les prestations médiatiques de beaucoup d’entre eux le donnent à penser, de se laisser emporter par ce courant qui, à n’y prendre garde, conduit aussi tristement qu’inexorablement à conférer aux victimes le droit de juger les juges qui jugent toujours trop mal pour elles ?
Dans « Une Autre Façon d’Etre Avocat », l’homme de loi qu’il est, a un tel respect pour la victime qu’il ne lui présente pas un miroir aux alouettes en prétendant aux micros des journalistes, que le deuil nécessaire de son client exige une sanction plus sévère que celle qui a été prononcée. Il a, par ailleurs, un tel respect de lu justice et des hommes qui la font qu’il ne prend jamais prétexte de la cause qu’il défend, pour faire le procès de l’institution dont il est l’auxiliaire.
Dans « Une Autre Façon d’Etre Avocat », l’homme de loi qu’il est ne se sert pas du sort qui est fait à ses clients, pour tenter d’ajouter encore à sa notoriété. Il a une telle considération de la victime qu’il travaille pour elle, en silence, et qu’en lui évitant l’écueil des illusions, il l’aide véritablement à se reconstruire. Plus encore, au lieu de la maintenir dans un état de victime, il lui permet de retrouver sa propre puissance et de s’en sortir vraiment. Et n’est-ce pas cela qui compte plus que tout ?
1. AVOCAT COMBATTANT OU AVOCAT DE LA PAIX
Les clients veulent le plus souvent des avocats farouches, des avocats belliqueux, des avocats qui ne laisseront nul répit à l’adversaire, voire même qui lui feront mordre la poussière, quand ce n’est pas des avocats qui viendront à bout de l’autre, qui le ruineront ou qui auront sa peau !
Et nombreux sont les avocats qui rentrent dans ce jeu-là et qui, tel des mercenaires à la solde d’un prince, sont le bras armé de leurs mandants.
Or, nous disons qu’il y a déjà suffisamment de guerres sur la terre pour en rajouter ; il y a suffisamment de conflits sur la planète pour que les querelles entre justiciables prennent, elles aussi, des allures de combats sans merci ; il y a suffisamment de détresse dans le monde pour en rajouter avec les différends d’ordre familial, successoral, social, commercial ou patrimonial des uns et des autres, si respectables que soient les intérêts en opposition.
En même temps, ces différends existent et le rôle des auxiliaires de justice que sont les avocats est d’aider à les solutionner. Et il est possible de le faire, disons-nous, sans que ce soit la guerre.
Dans « Une Autre Façon d’Etre Avocat », l’homme de loi qu’il est, recherche sereinement les éléments du dossier pouvant lui être utiles, il rassemble les règles du droit et la jurisprudence pouvant servir à sa démonstration, il envisage différentes pistes et retient celles qui semblent le mieux adaptées au cas de l’espèce. Il est toujours ouvert à la négociation et quand elle n’est guère possible, il présente au juge un certain raisonnement, de la même façon que son contradicteur en présente un autre.
Dans « Une Autre Façon d’Etre Avocat », l’homme de loi qu’il est n’a jamais besoin de s’en prendre à son adversaire et, encore moins, à son confrère qui défend ce dernier, pour tenter de donner du poids à ses arguments. Il est déterminé sans être farouche, puissant sans être méchant, audacieux sans être agressif.
Quand même l’autre voudrait la guerre à tout prix, il l’évite absolument, en ne rentrant pas dans le piège qui lui est tendu. Il sait que, pour jouer à ce jeu-là, il faut être deux et que s’il réussit à ne pas aller sur le terrain où il est poussé, l’autre finira par se lasser.
2. AVOCAT DE VICTIMES ET VICTIME DU SYSTEME
Chacun sait la place que les victimes ont prise ces dernières années dans la cité, autant à la faveur de retentissantes affaires criminelles comme l’affaire Dutrou ou celle du gang des Barbares qu’à la faveur de l’utilisation électoraliste puis politique qui en a été faite. Certes, les victimes méritent qu’on les respecte et qu’on respecte leurs souffrances mais le peu de cas qu’on faisait d’elles jusque dans les années 2000, justifie-t-il qu’on tombe dorénavant dans l’excès inverse et que, sous prétexte de les défendre, on érige en principe que leur salut dépend du châtiment des coupables ? Et les avocats ont-ils pour fonction, comme les prestations médiatiques de beaucoup d’entre eux le donnent à penser, de se laisser emporter par ce courant qui, à n’y prendre garde, conduit aussi tristement qu’inexorablement à conférer aux victimes le droit de juger les juges qui jugent toujours trop mal pour elles ?
Dans « Une Autre Façon d’Etre Avocat », l’homme de loi qu’il est, a un tel respect pour la victime qu’il ne lui présente pas un miroir aux alouettes en prétendant aux micros des journalistes, que le deuil nécessaire de son client exige une sanction plus sévère que celle qui a été prononcée. Il a, par ailleurs, un tel respect de lu justice et des hommes qui la font qu’il ne prend jamais prétexte de la cause qu’il défend, pour faire le procès de l’institution dont il est l’auxiliaire.
Dans « Une Autre Façon d’Etre Avocat », l’homme de loi qu’il est ne se sert pas du sort qui est fait à ses clients, pour tenter d’ajouter encore à sa notoriété. Il a une telle considération de la victime qu’il travaille pour elle, en silence, et qu’en lui évitant l’écueil des illusions, il l’aide véritablement à se reconstruire. Plus encore, au lieu de la maintenir dans un état de victime, il lui permet de retrouver sa propre puissance et de s’en sortir vraiment. Et n’est-ce pas cela qui compte plus que tout ?
Jacques SCHECROUN
Avocat à la Cour de Paris
Le Cabinet est situé à Paris, 28 avenue Hoche,
à deux pas de la Place de l'Etoile.
tél.: 01.53.75.35.55
fax: 01.537.537.38
Ancienneté au barreau: 35 ans
Domaines d'activité :
- Droit Civil :
- droit de la famille
- droit des successions
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- Droit Commercial :
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